Mouvement "appel pour une insurrection des consciences"

Copenhague : notre cri d’indignation

Communiqué du Mapic et débat

mercredi 23 décembre 2009 par MAPIC

Nous nous indignons de l’irresponsabilité des gouvernants des pays riches lors du « sommet » de Copenhague.
Nous nous insurgeons, non pas contre une absence de volonté politique, mais contre une volonté impérialiste à travers un système économique capitaliste, au détriment de la Planète et de l’Humanité, ce que nous considérons comme « crime contre l’humanité ».
Pour l’essentiel nous partageons le discours du Président Hugo Chavez , qui pour l’heure et sur le champ, nous paraît pertinent.
Mais aussi le plus exigeant, nous invitant à dépasser notre prise de conscience pour aller vers une insurrection de nos consciences et une implication politique.

Le Comité Fédéral du Mapic

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Communiqué Mapic
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Echos du débat suite au sommet de Copenhague

* 2012 ou l’ après Copenhague ?
de Gilles, comité Mapic des Alpes-Maritimes (06)

Jamais, dans l’histoire de l’humanité, autant d’hommes, de femmes et d’enfants n’ont dû autant de misères à si peu d’entre eux.

Les acteurs du sommet de Copenhague ont montré leur incapacité collective et leurs limites individuelles, mais ne leur jetons pas la première pierre. On l’a beaucoup répété : il faut AGIR MAINTENANT.
J’aurais bien envie de leur faire un procès, car leur échec procède du crime contre l’humanité. Mais le plus urgent est de sauvegarder le maximum de ce qui peut être sauvegardé. Peut-être ne trouverons-nous jamais l’occasion de juger ces criminels, et tant pis : cela sera un moindre mal si nous parvenons à sauver ceux (et ce) que nous aimons le plus, si nous parvenons à sauver ce qui vaut d’être vécu. Peut-être n’aurons-nous jamais envie de les condamner, et ce sera tant mieux, car là sera le signe que nous aurons trouvé ce qui est le plus important, ce qui est PRIORITAIRE, ce à quoi nous devons nous attacher dès maintenant, c’est-à-dire la paix.
Pour notre salut, il est grand temps de nous métamorphoser :
Au lieu de nous faire la guerre pour obtenir une hypothétique paix,
Commençons à faire D’ ABORD LA PAIX, et oublions la guerre !

* VIVE COPENHAGUE !!
de Jean-Louis Gueydon et Anana Terramorsi, le 22 décembre 2009 - Fondation pour une Terre Humaine

Alors que les militants et autres représentants d’ONG internationales font grise mine et peinent à se remettre de l’échec de Copenhague, avant de repartir bientôt « comme en 40 » pour la prochaine grande conférence, à Mexico ou ailleurs, et alors que les politiciens se lamentent unanimement, nous sentons comme une euphorie nous envahir, euphorie liée au fait que la preuve a été enfin apportée, et cette fois-ci sans le moindre doute, que la solution de la « crise » climatique ne viendra pas, ne pourra jamais venir, d’une union mondiale des nations ou d’une quelconque « Haute Autorité » mondiale de l’environnement.

Pour la simple raison que jamais les gens qui nous gouvernent n’auront un niveau de conscience suffisant pour s’entendre entre eux, tout affairés qu’ils sont à défendre leurs intérêts nationaux et leurs entreprises, leur soif de pouvoir mondial, leurs aides au développement bien juteuses, ou leurs chances de réélection. Et cet échec rend évident le fait qu’il n’y a qu’une seule voie, si l’humanité veut survivre ( et elle le veut bien sûr ), c’est celle des initiatives individuelles conscientes en vue d’une relocalisation de toute l’activité humaine, de l’alimentation, des transports, de l’économie, de la production d’énergie... Car vouloir traiter la question climatique en négociant de façon concertée au niveau mondial une diminution de la production et/ou du stock existant de CO2 et des autres gaz à effet de serre, c’est s’attaquer au symptome et non aux causes.

S’attaquer aux causes ce serait diminuer drastiquement les transports mondiaux et par conséquent relocaliser l’économie. Ce serait diminuer drastiquement le nombre de grandes centrales électriques et des grandes industries fonctionnant avec du gaz ou du pétrole et les remplacer pas des petites industries ou centrales locales fonctionnant avec des énergies renouvelables et des matériaux locaux. Ce serait cesser de déforester, pour cela diminuer la consommation de viande nourrie au soja et consommer des productions végétales locales, etc.

De tout cela bien sûr il n’a pas été question à Copenhague, et ce n’est pas par hasard. Car si les « grands » de ce monde ont choisi de s’attaquer au problème climatique de façon mondialiste et technologique, et en utilisant la main invisible du marché, c’est bien sûr pour ne pas remettre en cause les profits, le contrôle social des populations, et celui des nations faibles par les nations puissantes, que permet cette approche. Et que l’on ne vienne pas nous seriner avec la « justice » climatique, ou la « dette » climatique, qui ne sont que façons irresponsables de demander encore et toujours plus de sous, et donc d’entretenir la « servitude volontaire » des donataires, au lieu pour ceux-ci de s’interroger sur leurs propres comportements, et de se rendre eux-mêmes autonomes...

C’est pourquoi la relocalisation est non seulement la seule solution à la crise climatique, mais aussi la meilleure voie de la résistance à l’oppression, la voix de la liberté des peuples et des individus confrontés à un Nouvel Ordre Mondial qui se resserre sur eux peu à peu. Alors arrêtons de donner des sous à Greenpeace ou au WWF, dont on voit bien qu’ils n’ont rien obtenu par la négociation et le partenariat avec les institutions publiques ou privées, arrêtons de signer des pétitions et de blablater sur des forums, cultivons plutôt notre propre autonomie et nos solidarités locales. Créons des AMAP, des jardins collectifs, cessons de prendre l’avion à tout bout de champ, alimentons nous de façon locale, arrêtons de manger de la viande à tous les repas, tout cela sera beaucoup plus efficace pour juguler la crise climatique.
Les farces du business vert et du marché mondial du carbone étant enfin révélées, vive Copenhague !!

* une question cruciale : "L’origine des problèmes"
par Alain Duez, président fondateur du journal "L’âge de faire"

On pourrait imaginer un grand débat là dessus débouchant sur une réponse admise par tous (consensus ?) et une obligation morale de contribuer à y apporter collectivement la ou les solutions radicales.

- Il me semble que si nous vivions depuis longtemps (ce qui est censé être le cas) dans une démocratie véritable, laïque, sous des régimes républicains où seraient respectés pour tous les principes d’égalité, de liberté et de fraternité, la situation actuelle n’existerait pas. Première affirmation qu’il convient de débattre.

- Si oui, il me semble que ce qui a empêche l’idéal de gouvernance décrit ci-dessus, c’est l’incapacité dans laquelle nous sommes d’apporter une réponse au problème de division de la société en 2 classes, les dominants et les dominés, avec depuis peu (à l’échelle de l’histoire) une classe moyenne qui fausse la donne et entretien un flou vital pour les vrais dominants. Seconde affirmation qu’il convient de débattre.

- Si oui, il me semble que ce qui a permis la perpétuation de ce clivage à travers les siècles, c’est l’abandon de la maîtrise des affaires économiques aux dominants, comme si c’était une obligation, une fatalité. Les dominants ont mutés dans notre histoire de la propriété foncière à celle des outils de production et aujourd’hui à la spéculation financière. Troisième affirmation qu’il convient de débattre.

- Si oui, il est possible de réfléchir aux causes qui permettent la perpétuation de cette réalité, alors que tant de gens souhaitent le changement. Il me semble qu’en toile de fond, on trouve toujours la désinformation des masses, à ne pas confondre avec le manque d’information : il n’est pas faux de dire que l’accès à l’information n’a jamais été aussi facile. Il s’agit de savoir de quelle info il s’agit. La collusion entre grands médias et dominants n’a pas d’autre justification que l’absolue nécessité de la maîtrise de l’opinion publique pour maintenir le statut quo.

En conclusion, si l’on partage cette analyse, la sortie de la situation de crise durable dans laquelle nous nous enfonçons passe impérativement par :
1) la reprise de contrôle de notre économie.
2) la création de médias populaires susceptibles de gagner l’opinion publique à la réalité.
Sans surprise, ces 2 axes de travail sont étroitement liés. A suivre...


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