Que devient la crise écologique dans cette succession de crises ?
mardi 20 octobre 2009 par MAPIC
La crise financière n’a pas fait l’objet d’un grenelle. Les enjeux étaient trop importants. Le système dominant était, à court terme, menacé par autodestruction. Il convenait d’agir vite pour le sauver. Nos politiques s’y sont employés avec une efficacité démonstrative dans des partis pris qui vont à l’opposé de ceux qui sont nécessaires pour sauver la planète Terre.
Le Grenelle de l’environnement ne portait pas en lui-même une remise en cause du système ultra-libéral. Il pouvait accepter quelques aménagements, du bricolage en quelque sorte, mais ne contestait pas la logique hégémonique de la société de consommation. Consommation justifiée non par les besoins mais par la surproduction industrielle avec son « dogme » de la croissance infinie et indéfinie comme moteur économique, qui entraîne une surexploitation de la Terre et la mise en cause de l’équilibre bio-écologique.
Beaucoup ont vu le Grenelle de l’environnement comme une occasion de médiatiser le problème de l’écologie. Nous étions nombreux à ne pas y voir une véritable démarche de changement de paradigme, mais plutôt une manipulation et un rideau de fumée, ainsi qu’une validation du concept du développement durable comme « trompe l’œil » de la croissance.
Cette démarche a eu des aspects disons sympathiques, favorisants, mais à quel prix politique ? un des aspects le plus évoqué est d’avoir favorisé le dialogue entre les associations écologiques.
C’est une lecture optimiste.
Nous devons aussi nous poser certaines questions :
- Pourquoi avions-nous besoin de cette provocation politique (qui était aussi un piège) pour établir un dialogue entre nous ?
- Que reste-t-il de cette expérience ? Comment et où pouvons-nous la continuer ?
- Ne sommes-nous pas déjà repartis dans nos « spécificités », nos « causes » certes justes et nécessaires, mais qui pour être cohérentes doivent se maintenir dans une transversalité ?
La nouvelle étape nécessaire consisterait en l’émergence d’une dynamique transversale dans la société civile.
Pour un changement de paradigme vers une harmonie « Planète – Humanité ».
Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ? Quels enfants laisserons-nous à la planète ?
Communiqué réalisé d’après un texte original du comité APIC 25
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