Mouvement "appel pour une insurrection des consciences"

Pour découvrir la sociocratie

comment changer la gouvernance des organisations humaines… et de soi-même ?

mardi 1er janvier 2008 par APIC Dijonnais

Le pouvoir, celui que nous subissons, ou celui que nous exerçons, est une source de difficultés pour chacun de nous. La perspective proposée dans cet article apporte à la fois des éléments de compréhension et le témoignage sur une pratique source d’espoir.

Trois pages limpides pour commencer

Comment fonctionne le pouvoir dans les organisations pyramidales ? Et la démocratie ?

Pourquoi les humains acceptent-ils souvent des fonctionnements autoritaires ?

Faut-il d’abord organiser la vie sociale pour atteindre le bonheur personnel ou faut-il mettre de l’ordre dans nos vies avant d’organiser la société de façon appropriée ?

Un éclairage très intéressant dans cet article de Gilles Charest.

PDF - 17.7 ko
sociocratie et feu orange
un article d’introduction de 3 pages à télécharger (format pdf)

source : http://www.sociogest.ca

Un témoignage

Nous avons également enregistré et transcrit le témoignage de la présidente de l’Association de Communication Non-violente, lors d’une conférence au salon Primevère à Lyon en 2007 :
De la majorité au consentement, la sociocratie

Word - 42 ko
De la majorité au consentement
Une conférence au salon Primevère en 2007

Qu’est-ce que c’est ?

La sociocratie est un mode de prise de décision et de gouvernance qui permet à une organisation de se comporter comme un organisme vivant, de s’auto-organiser.
Le principe de base est faire vivre en parallèle à la structure d’exécution (en général hiérarchique), une structure de décision où chaque membre de l’organisation dispose d’un pouvoir équivalent basé sur le libre consentement.

Elle a été mise au point par un néerlandais, Gérard Endenburg, qui avait fréquenté une école alternative inspirée de l’idéal des Quakers. A partir de 1970, il a expérimenté avec succès la sociocratie dans l’entreprise qu’il dirigeait, puis a contribué à la diffuser dans des organisations de toute taille aux Pays-Bas et dans le monde.

Gilles Charest vit au Québec. Expert en management, il est formateur à la sociocratie. L’introduction en France de ce mode de gouvernance est récente, à l’initiative de l’Association Française de Communication Non-Violente (voir le site internet de l’ACNV).

Présentation d’un ouvrage

Gilles Charest La démocratie se meurt, vive la sociocratie, 2007.

« La démocratie se meurt, vive la sociocratie est un ouvrage d’espoir. On y apprend que les conflits et la violence, dont nous sommes quotidiennement les témoins dans nos organisations et dans la société, résultent en fait de la destruction des structures naturelles de communication et de prise de décisions qui régulent les systèmes vivants.

Ces structures peuvent être restaurées en appliquant des règles simples qui favorisent l’expression de l’intelligence collective : le cercle comme lieu de prise de décisions, le consentement comme mode de prise de décisions, le double lien comme instrument de communication entre les niveaux hiérarchiques et l’élection par consentement pour affecter les membres de l’unité de travail dans leurs fonctions.

Depuis la dernière guerre mondiale, toutes les recherches le démontrent, l’efficacité et le comportement éthique en milieu organisationnel sont fonction de la collaboration responsable de tous les partenaires grâce à un fort sentiment d’appartenance à l’organisation. L’étude, en cybernétique, des systèmes auto-organisés a mis en lumière les conditions de cette collaboration. Le mode de gouvernance inspiré de ces recherches est maintenant connu sous le nom de Sociocratie, le pouvoir issu du « socios », du fait social, du NOUS, des liens qui nous unissent.

Ce modèle de gouvernance s’applique à toutes les formes d’organisations : l’entreprise privée, les associations, les organismes d’intérêt public ou les structures politiques.

La démocratie se meurt, vive la sociocratie traite d’un sujet universel qui conditionne notre savoir-vivre ensemble : le pouvoir. Il s’adresse donc à ceux et celles qui exercent le pouvoir comme à ceux et celles qui le subissent : les dirigeants et leurs collaborateurs, les parents et leurs enfants, les enseignants et leurs étudiants, les pasteurs et leurs fidèles, les chefs syndicaux et leurs membres, les politiques et leurs citoyens… »


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